RUGBY – TOP14 : L’UBB en quête de son millésime

Balayée la crise de la fin de saison dernière, les hommes de Christophe Urios repartent à l’abordage du Top 14 avec un gros appétit. Ça tombe bien, le menu est copieux dès les premières journées. 

 

A Bordeaux désormais, le rugby rassemble. Non seulement parce que la comparaison avec le voisin footballeur est déséquilibrée. Les Girondins de Bordeaux traversent une période délicate. Mais surtout parce que depuis quelques saison, l’UBB progresse. En témoigne le nombre d’abonnés au stade Chaban Delmas pour la saison à venir. Plus de “10 000” selon le président Laurent Marti. Un record qui s’ajoute aux nombreux records d’affluences en Top 14 et en Coupe d’Europe détenus par le club depuis dix saisons. C’est notamment le fruit des bons résultats récents réalisés par les hommes de Christophe Urios depuis 2019. L’UBB termine systématiquement dans le dernier carré. Demi-finaliste du Top 14 l’an passé. Demi-finaliste du Top 14 et de la Champions Cup en 2021. Demi-finaliste du Challenge Européen en 2020. Reste donc à passer le cap des demis pour aller garnir un palmarès qui manque cruellement de Trophée.

 

Effectif stable, mais sans Woki

Pour le cru 2022-2023, l’UBB joue sur la stabilité. Seul gros changement dans l’effectif durant l’intersaison, le départ du deuxième ou troisième-ligne du XV de France Cameron Woki. Un transfert surprise en direction du Racing que les supporters bordelais ont interprété comme un divorce assumé avec le coach Christophe Urios. Lequel avait eu des mots durs envers ses cadres après la défaite à Perpignan lors de l’ultime journée. “Mon départ n’a rien à voir avec Christophe Urios, a précisé Cameron Woki durant l’été. Que les choses soient bien claires. Tout ce qui a été dit ou écrit sur notre relation est erroné. Oui, il y a eu des tensions après l’épisode de Perpignan. Et je regrette mon geste lors du barrage face au Racing. Ce doigt sur la bouche a engendré de mauvaises ondes au sein du club. Mais je le répète, Christophe n’est pas responsable de mon départ. Nous gardons une très bonne relation”. Mais Cameron ne porte plus les couleurs de l’UBB. Et le coach devra aussi composer sans certains autres cadres comme François Trinh-Duc ou Louis Picamoles, désormais retraités, ou l’ailier Néo-zélandais Ben Lam, parti à Montpellier. Pour compléter son effectif, l’UBB va donc compter sur ses neuf nouvelles recrues parmi lesquelles le jeune trois-quart centre français Tani Vili en provenance de Clermont, ou l’ailier congolais Madosh Tambwe, arrivé tout droit des Blue Bulls de Pretoria. Un apport en vitesse et en finition qui se conjugue avec les autres forces de l’équipe déjà présente : un pack fort et puissant, et une charnière de haute qualité avec les deux internationaux français Maxime Lucu et Matthieu Jalibert.

 

Toulouse en entrée, Montpellier et Castres en suivant

Pas le temps de vaciller pour les joueurs de l’UBB. Le Top 14 est un championnat long et dur, et chaque point compte. Dès lors le calendrier et l’ordre des matchs ont toute leur importance. Celui de Bordeaux est pimenté dès le début. En guise d’ouverture, c’est le Stade Toulousain qui se présentera à Chaban Delmas. Un joli test pour se mettre à niveau. Un choc aussi compte tenu de la rivalité entretenue par les deux clubs depuis quelques saisons. D’abord parce qu’historiquement Bordelais et Toulousains se sont toujours différenciés ou jalousés malgré leur proximité géographique, et ceux depuis le XIIIème siècle. Parce que les deux managers Christophe Urios et Ugo Mola ne s’aiment pas et le disent haut et fort. Mais aussi parce que sur les dernières saisons, c’est souvent le Stade Toulousain qui est venu faire barrage à l’UBB à l’heure des demi-finales. Sûr donc que Chaban Delmas va gronder dès la première journée au moment d’accueillir ceux que les Bordelais considèrent comme leur plus grand rival. Mais les hostilités ne s’arrêteront pas là pour les joueurs de Christophe Urios qui devront ensuite aller défier sur sa pelouse le champion de France en titre, Montpellier. Le MHR qui est également le bourreau de l’UBB en demi-finale du Top 14 en juin dernier. Enfin, pour la troisième journée, c’est Castres, finaliste du Top 14, et ancien club de Christophe Urios, qui sera en visite en Gironde. Et ce n’est qu’un début. On saura donc très vite si les Bordelais sont au diapason et si la cuvée 2022-2023 s’annonce bonne.

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