Le Club Rugby

Infos, Résultats et Transferts. Le rugby par Le Club Rugby.

TOP 14 - Montpellier : Benoît Paillaugue à propos de sa blessure « Les autres, y compris au club, ne m’ont pas forcément soutenus »

Benoît Paillaugue a retrouvé les terrains le week-end dernier face à Toulouse / Icon Sport

Benoît Paillaugue a retrouvé les terrains le week-end dernier face à Toulouse / Icon Sport

Contraint d’arrêter le rugby durant quatre mois suite à une double opération à la cheville gauche et à l’épaule droite. Ne pouvant plus rien faire, Benoît Paillaugue se retrouve en fauteuil roulant, aucune autonomie, aucune possibilité de marcher. Un calvaire qui n’a pas manqué de lui faire vivre l’enfer, à tel point qu’il n’est pas passé loin d’un « petit burn-out » comme il l’a concédé à L’Equipe, dans ses colonnes du jour.

Le week-end dernier, lors de la réception de Toulouse à l’Altrad Stadium, Paillaugue est entré en jeu, à quinze minutes du terme de la rencontre, une délivrance pour le joueur qui avait pour seul objectif de retrouver la compétition lors de ce match. « Je me souviens exactement de cette date du 18 octobre, le jour de l’opération. Les trois chirurgiens qui se sont occupés de moi sont venus me dire qu’il y en avait pour quatre mois si tout se passait normalement. J’ai pris mon smartphone, j’ai vu que quatre mois c’était la réception de Toulouse. J’ai décidé d’en faire un objectif. »

Mon amour propre en a pris un sacré coup

Benoît Paillaugue à L'Equipe

Mais s’il a su tenir bon durant ces quatre mois, il n’a pas manqué de rappeler que ces nombreux jours n’ont pas été les plus évidents à vivre. « Quarante-cinq jours sans rien pouvoir faire tout seul. Ni manger, ni me déplacer, sans parler du calvaire pour un satisfaire un besoin naturel. Je peux vous assurer que mon amour-propre en a pris un sacré coup. » Heureusement pour lui, lors de son passage au CERS (Centre Européen de Rééducation du Sportif), il a pu côtoyer d’autres athlètes de haut-niveau, « Je me suis rapproché de Baptiste Bonnefond, le handballeur de Montpellier, et d’Antoine Devaux, le footballeur de Reims, qui est devenu mon chauffeur. Heureusement qu’ils étaient là tous les deux. Ils m’aidaient dans toutes mes démarches. Ils me soutenaient. C’est avec eux que j’ai fêté mes vingt-neuf ans. Sans ma fille de trois ans et demi, sans mes proches. »

Soutenu, il l’a été. Mais pas forcément par le plus grand nombre comme il a pu le regretter. « Mes amis, les kinés du club m’ont soutenu. Les autres, y compris au club, pas forcément. Je vous aussi souligner un soutien qui m’a fait chaud au cœur, celui de Thomas Lombard. Je ne le connais pas mieux que ça mais, il a souvent pris de mes nouvelles. »

La rééducation passée, les terrains retrouvés. Benoît Paillague en a fini avec ces histoires et peut désormais se concentrer sur sa fin de saison. En concurrence avec Nic White à son poste, ce dernier à rendu de belles copies ce qui fait de Paillaugue un numéro deux dans les hiérarchie des demis de mêlées. 

Benoît Paillaugue au moment de sa blessure / Icon Sport

Benoît Paillaugue au moment de sa blessure / Icon Sport

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article